Coups de coeur

La fontaine griffoul
La fontaine griffoul
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La fontaine griffoul
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La fontaine griffoul nuit

La fontaine du Griffoul

La fontaine, édifiée en 1336 par les consuls de la ville, se compose d'une cuve de calcaire ornée de personnages. Alimentée par une source, la fontaine permettait aux femmes, aux domestiques et aux porteurs d'eau de venir s'approvisionner.
On imagine combien ce lieu, autrefois populaire et bruyant, permettait de propager les nouvelles et les rumeurs.
A côté se situait le Mazel, un bâtiment dans lequel, au XVème siècle, se regroupaient les bouchers de la ville. Ceux qui ne tenaient pas bonne viande ou qui vendaient pendant le Carême risquaient de fortes amendes...

Maison Combette
Maison Combette
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Un balcon de la maison Dardenne
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L'escalier de la maison Dardenne
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Façade de la maison Combette
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Maison particulière
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Maison Gaubert
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Maison particulière

Les maisons des riches marchands

dont les portes et tours symbolisent au XVème siècle la position sociale de l'habitant

La maison Combettes (début du XVIème siècle) – rue du sergent Bories : Une étroite et imposante tour Renaissance domine la maison Combettes.
Une cour, autrefois séparée de la rue par un mur, donne accès à la demeure. La tour, dans laquelle un escalier à vis dessert deux corps de bâtiment, surplombe la rue avec autorité et exprime le statut social des propriétaires : il faut voir et être vu...
La porte et les premières fenêtres à meneaux sont ornées de motifs sculptés italianisants : rinceaux, trophées, putti, coquilles et médaillons.
Au sommet, une chambre haute repose sur des mâchicoulis au-dessous desquels figurent les armes de la famille.

La maison Gaubert (fin du XVème siècle) – rue Marcellin Fabre :
Construite après un incendie qui ravagea la place Notre-Dame en 1497, cette demeure adopte l'architecture de la fin du Moyen âge.
La tour, dans laquelle est aménagé un escalier à vis, distribue deux corps de logis à pans de bois. Au-dessus de la porte, un arc est décoré de feuilles d'acanthe et de culots sculptés. Des animaux y sont représentés dans une corbeille végétale. L'un porte un harnais (un cheval), un second tient dans sa gueule une branche de pommier qui pourrait évoquer le péché originel. Derrière eux sont figurés un personnage et un dragon. La scène, qui semble s'inspirer de l'histoire religieuse, illustrerait une fable populaire représentant des animaux savants.
Sous la fenêtre, des grappes de raisin évoquent l'opulence du foyer. De chaque côté, des niches accueillaient les statues protectrices de saints patrons. Comme celle de la maison Combettes, la tour est un élément fonctionnel et ostentatoire qui matérialise le statut social de ses occupants. Elle reproduit symboliquement le schéma constructif du donjon qui domine verticalement le château fort.

La maison Armand (fin du XVème siècle) – place Notre Dame :
Construite après l'incendie qui ravagea la place Notre-Dame en 1497, l'étroite façade de pierre est ouverte par des claires-voies. Ces fenêtres à meneaux (croisées), dont l'encadrement est décoré d'un bâton écoté (se dit d'un rameau dont les petites branches ont été coupées) ou d'un cordon torsadé, permettent d'éclairer et de hiérarchiser les niveaux d'habitation.
Au premier étage, des culots sculptés représentent l'Annonciation : la Vierge en prière fait face à l'archange Gabriel. Les fenêtres du second étage adoptent une ordonnance similaire, mais possèdent une ornementation végétale plus conventionnelle.
Le dernier niveau, affecté au couchage ou à la domesticité, n'est ouvert que par deux croisées dépourvues de décor.

La maison Dardenne (XVIème siècle) – place Notre Dame :
Cette demeure de facture Renaissance a été construite dans les années 1540 pour Jean Imbert Dardenne, négociant en cuivre et consul de la ville. L'hôtel particulier, organisé autour d'une cour qui desservait son magasin, lui permettait de recevoir sa famille et ses amis, d'impressionner ses collègues et meilleurs clients.
Ici, on passe par degrés du gothique –qui flamboie au plafond du premier palier- à l'audace de la Renaissance, qui jette une galerie ouverte au-dessus de la cour et fait saillir des murs des bustes souriants de couples italiens.

Son réseau dense de rues, rigoureusement ordonné, dessert la place principale.

Le château de Gravres
Le château de Gravres
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La cour intérieure du château de Graves
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L'ensemble des bâtiments du château de Graves
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Vue centrale du château de Graves

Le château de Graves

A 2 kilomètres de Villefranche de Rouergue, le château de Graves campe fièrement son élégante et solide silhouette sur l'une des collines de verdure qui domine la bastide.
Ce château Renaissance a été construit entre 1543 et 1555 par Jean Imbert Dardenne, riche marchand de cuivre et consul de Villefranche.

Dirigé par Guillaume de Lyssorgues, brillant architecte de la Renaissance, le chantier symbolise la réussite sociale et financière de son illustre commanditaire et traduit les préoccupations esthétiques de son temps : il met en œuvre les dernières techniques ramenées d'Italie et selon le goût nouveau, inspiré de l'art antique. C'est un château quadrangulaire autour d'une cour parfaitement carrée, flanquée de tours de 7 m de diamètre, il ne possède aucune défense. Il s'agit plus d'un château de plaisance largement ouvert vers l'extérieur.
Pris en 1570 et occupé un court moment par les troupes huguenotes, le château est assiégé par les catholiques qui coupent l'approvisionnement en eau, le ravitaillement en vivres et massacre la garnison protestante. La demeure passe ensuite dans les mains de plusieurs familles avant d'être achetée par la communauté des frères de Picpus, actuelle propriétaire.

L'ensemble des fresques de la chapelle treize pierres
L'ensemble des fresques de la chapelle treize pierres
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Fresque de la chapelle treize pierres
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Fresque de la chapelle treize pierres
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Fresque de la vierge dans la chapelle treize pierres

La chapelle de Treize Pierres

La chapelle de Treize Pierres est érigée en 1510, aux abords de Villefranche de Rouergue. Sa création est liée à la crainte inspirée par la peste de 1506 qui dévasta la ville. Les habitants décident alors de dédier un sanctuaire à la Vierge pour qu'elle les protège de ce fléau.
En 1628, l'édifice est augmenté de deux chapelles (Saint Roch et Saint Joseph) et l'on ajoute le portail en pierre de l'entrée.
Ce sanctuaire offre un intérêt particulier : les fresques de style byzantin qui l'animent.
Celles-ci furent exécutées en 1952, en même temps que d'importants travaux de restauration, par Nicolas Greschny (1912-1985) un peintre d'icônes d'origine russe, qui décora en France de nombreuses églises. La nef toute entière retrace la vie de la vierge : l'Annonciation, la Nativité, La Dormition sur les murs, tandis que le Couronnement et la Vierge de l'Apocalypse occupent la voûte en berceau.
A noter également parmi ce foisonnement de couleurs et de personnages d'inspiration byzantine, un chemin de croix très expressif qui vient rythmer les murs de l'édifice.

Emilie de Rodat
Emilie de Rodat
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Nef de la chapelle sainte Emilie de Rodat

La chapelle sainte Emilie de Rodat

Elle occupe l'emplacement d'un ancien couvent de Franciscains mentionné en 1290 et qui fut détruit après la Révolution française. Il en subsiste une salle capitulaire du XIVème siècle qui sert actuellement de crypte pour la châsse de sainte Emilie de Rodat ainsi qu'une partie du mur nord de la nef.

La chapelle de style néo-gothique dominée par un haut clocher-mur a été édifiée entre 1951 et 1958.
La vie religieuse de la ville est dominée par le rayonnement d'Emilie de Rodat.
Conçue pour recevoir les pèlerins et les fidèles, la chapelle commémore l'action de sainte Emilie de Rodat, fondatrice de la congrégation de la Sainte-Famille, qui se chargea de l'éducation des orphelines au XIXème siècle.
Des fresques, un groupe sculpté par Denys Puech et des vitraux ornent la crypte.

Sainte Emilie de Rodat est née en Aveyron (à Druelle) dans une noble et riche famille le 6 septembre 1787. Dès 1816, elle fonde à Villefranche de Rouergue la congrégation de la Sainte Famille qui accueille les orphelins et les jeunes filles pour la plupart indigentes. Elle est canonisée en 1950.
De nombreuses communautés sont créées dans les départements voisins de l'Aveyron, et par la suite des missions dans plus de 10 pays étrangers.

Le Jazz d'Hugues Panassie
Le Jazz d'Hugues Panassie

Fond de jazz – discothèque de documentation de jazz

Deuxième fond public français de jazz, cette collection a été réunie par Hugues Panassié, célèbre et respecté critique de jazz originaire de la région.
Grâce à la notoriété grandissante de ce fonds déjà précieux, d'importants dons et legs sont venus s'y greffer.
Aujourd'hui, les supports se sont diversifiés et le fonds documentaire possède des milliers de documents aussi divers que les supports sonores (78 tours, 33 tours, bandes magnétiques, CD, DVD) les archives écrites (livres, biographies, correspondances, magazines...), les affiches ou les photographies.
Des CD, comme ces rarissimes enregistrements de VDiscs ou les émissions radiophoniques « Jazz Panorama », véritables cours magistraux de « Maître Panassié » y sont en vente.

Théatre
Théatre

Le théâtre à l'italienne de style néo-Renaissance

L'édifice adopte le modèle du théâtre à l'italienne, caractérisé par une séparation distincte entre la scène et la salle ; le parterre en forme de rampe offre une visibilité et une acoustique parfaites. Le balcon quant à lui est en forme de fer à cheval. La jauge globale de 352 places en fait une salle conviviale qui donne une proximité entre la scène et le public. Comme c'est le cas pour de nombreux théâtres de la fin de XIXème siècle, le décor, à l'intérieur comme à l'extérieur, est de style néo-Renaissance. La façade et la salle associent des pilastres, des colonnes, des mascarons, des guirlandes de fleurs, des frises grecques qui en font un lieu chargé d'histoire.

Au mois d'octobre de l'année 1896, le Maire Marcellin Fabre proposait à son Conseil Municipal la construction d'un théâtre, afin de répondre aux attentes des villefranchois. Le site choisi se situait sur l'emplacement d'un ancien palais de justice, le long des quais de la Sénéchaussée. Les travaux du théâtre commencèrent dès 1896, sous la direction de l'architecte parisien Ernest Fage et s'achevèrent deux ans plus tard. L'inauguration eut lieu en septembre 1898. La liesse populaire fut telle qu'il fallut recourir à la Gendarmerie à cheval pour contenir les excès de la foule. Durant les premières années, le succès fut au rendez-vous, puis la ferveur populaire s'estompa. Au fil des ans, le théâtre occupa des fonctions de cinéma, salle de bal et ponctuellement de salle de spectacles. L'activité y était plus ou moins régulière. A partir de 1950, l'activité culturelle n'était plus une priorité. Le manque d'entretien de l'édifice avait fini par rendre ce dernier obsolète et dangereux, interdisant toute programmation digne de ce nom. Face à la volonté de certaines associations locales de proposer aux villefranchois des représentations professionnelles, la Commune décida d'entreprendre la restauration de cet édifice et de le doter de matériel scénographique adapté aux contraintes modernes du spectacle vivant.

La chapelle saint Jacques
La chapelle saint Jacques

La chapelle Saint-Jacques

Sur l'itinéraire conduisant les pèlerins du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle, via Conques et les Pyrénées, la bastide de Villefranche-de-Rouergue fait partie des haltes appréciées, en atteste la présence d'un hôpital dédié à Saint-Jacques pour recevoir les pèlerins, dès 1339.
C'est en 1455, que l'édification de la chapelle Saint-Jacques est amorcée. Elle est vraisemblablement bâtie sur l'emplacement de l'hôpital primitif, enserrée dans le bâti urbain. Cette construction est contemporaine de la chartreuse Saint-Sauveur (1451-1459) et des voûtes de la collégiale (1474). La chapelle est un bel exemple d'architecture gothique méridionale à nef unique. Le portail d'entrée ogival tout comme la porte d'entrée en bois, à deux vantaux ornés de décors en plis de serviette, (qui viennent d'être restaurés) sont très caractéristiques du style gothique flamboyant rappelant les remplages contemporains du petit cloître de la chartreuse Saint-Sauveur.

Le pèlerinage chrétien de Saint-Jacques-de-Compostelle est un des plus anciens pèlerinages de la chrétienté avec celui de Rome et de Jérusalem. Depuis le XIIème siècle, des pèlerins de toute l'Europe gagnent à pied, depuis leur lieu de résidence, la crypte de la cathédrale de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne dans laquelle se trouve une urne contenant les restes supposés de l'apôtre Jacques le Majeur.
Des pèlerins de plus en plus nombreux traversent la France pour s'y rendre. Ceux qui partent de la cathédrale du Puy-en-Velay, attirés par les dévotions des reliques de Sainte-Foy de Conques et de Sainte-Cécile à Albi, circulent sur le chemin dit du Puy et sont amenés à traverser les routes du Bas-Rouergue par Villefranche-de-Rouergue.
En 1454, Antoine Cadel, trésorier du domaine royal en sénéchaussée du Rouergue, obtient de la cour de Rome que le produit des quêtes, des offrandes et des dons d'habitants puissent être employés pour la construction d'un nouvel hôpital de Saint-Jacques.
Il permettra donc aux pèlerins de prier et de se reposer après un voyage pénible et dangereux.
Même les pèlerins les plus modestes y trouvent refuge et peuvent s'y faire soigner avant de poursuivre leur longue route vers Najac, Moissac et Toulouse.
Désaffectée à la Révolution, la chapelle devient propriété de l'hôpital jusqu'à sa vente à un particulier en 1852, pour devenir un entrepôt, lui aussi désaffecté. Au XXème siècle, la chapelle est profondément remaniée avec la création d'un étage et la mise en place d'une couverture de la nef en ciment.
La chapelle est en cours de restauration.